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dimanche 11 juin 2017

Waiting



Dites-moi, j’ai besoin de savoir, dites-moi comment ça va finir. Il m’arrive de m’asseoir dans l’herbe, au bord de l’eau, de penser, de m’imaginer ce qu’il pourrait nous arriver. Et trop pleins d’hypothèses se bousculent dans ma tête sans que je ne sache vraiment laquelle privilégier. J’ai peur, en permanence. J’ai peur d’avoir mal et surtout j’ai peur de te perdre.

Peut - être un jour, sans savoir pourquoi, un dimanche soir, je te dirais que c’est la fois de trop. Sans signe annonciateur, sans pouvoir prévenir. Peut être que cette fois là, quelque chose sera cassée et que je ne pourrais plus continuer comme ça. Peut – être que je me mettrais à pleurer et que je te dirais que je ne peux plus continuer comme ça, que je dois m’effacer. Peut être on se quittera en se disant qu’on a bien profité. Ou alors on regrettera d’avoir été aussi crédules de penser qu’on y arriverait.

Peut être un jour, j’aurais envie de m’amuser aussi ou de te montrer ce que ça fait où d’aller voir ailleurs pour prendre un peu de distance par rapport à toi. Peut être que ce jour là ce sera moi qui briserais quelque chose qu’on ne pourra pas réparer. Peut – être que tu me souhaiteras d’être heureux et partira sans regretter de ne jamais avoir laissé plus de place dans ta vie. Peut – être même que tu me jetteras comme tous les autres m’ont jeté.

Peut – être qu’on va tenir un moment comme ça. Peut être que même si on sait tous les deux que cette situation ne pourra jamais tenir indéfiniment, elle tiendra plus longtemps qu’on ne le pense. Peut être que pendant que l’on pensera que cela marche, l’une de tes escapades te fera rencontrer quelqu’un qui prendra peu à peu ma place. Peut être que je t’aurais attendu pour rien. Peut – être que c’est à lui que tu feras des bisous, peut – être que c’est lui que tu prendras dans tes bras. Peut – être que sans le savoir vraiment, tu patientes juste avec moi en attendant mieux. Peut – être qu’un jour tu ouvriras les yeux et te rendra compte que je ne suis en rien pour toi et que ça ne pourrait pas marcher. Et encore une fois, tu me laisseras sur le bord de la route.

Peut – être aussi t’habitueras – tu à ce rythme de vie. Peut – être que tu voudras continuer à pouvoir t’amuser sans penser à personne, sans devoir rendre de compte et sans te poser de question. En même temps je ne pourrais m’en prendre qu’à moi – même… Cette situation est idéale pour toi. Généralement ce qui manque dans les périodes de célibat, c’est d’avoir des câlins, de la tendresse, de l’affection, d’avoir quelqu’un qui ne nous dit pas « non désole je vois quelqu’un d’autre ce soir » ou « non désole ça sert à rien qu’on se voit j’ai pas envie de baiser là ». C’est ça qui manque, c’est ça qui fait qu’au bout d’un moment on veut se poser et trouver son câlineur personnel. Alors que moi je te donne tout ça… mais en te laissant faire ce que tu veux par ailleurs. Tu as les avantages des deux types de relation tu ne pourras pas te lasser du célibat puisque je pallie à ce qui devrait te manquer. Je me tire une balle dans le pied à chaque heure passer avec toi. Quel intérêt aurais – tu à vouloir arrêter ça ? Tu y gagnes sur tous les tableaux…

Peut – être que j’attends pour rien, peut être qu’on se fait du mal pour rien, peut être qu’on devrait juste niquer à tout va chacun de notre côté et laisser tomber tout ça. Peut – être qu’un jour tu en viendra à regretter de m’avoir dit bonjour. Peut – être que tu regretteras de m’avoir dit oui pour une nuit, puis pour la suivante et pour toutes les suivantes. Peut – être qu’un jour tu en viendras à regretter de m’avoir connu. Peut – être que tu vas me détruire, peut – être que je vais t’empêcher de vivre des choses. Mais peut – être qu’un jour on sera heureux ensemble. Et cette seule hypothèse me fait sourire. Il y a tellement de possibilités… Tant de moyen de se tromper. Voilà pourquoi j’ai peur.

Tant de possibilités et pourtant et pourtant tout ce que je veux, c’est qu’un jour tu me regarde en me disant « c’est toi que je veux ». C’est tout ce que je demande. Je me fous du temps que tu mets à me présenter à ta famille ou même à tes amis, je me fous du fait que t’ai besoin de sentir que tu plais en soirée, je me fou de ne pouvoir venir chez toi pour le moment, je me fous de devoir rester discret et plus ou moins secret vis-à-vis de ta situation. Je me fiche de tes conditions, du temps qu’il te faudra pour telle ou telle étape. Tout ce que je veux c’est toi. Et j’ai envie de croire que ça vaut le coup de t’attendre. J’ai envie de croire qu’un jour toi aussi c’est moi que tu voudras. Parce que cette simple idée me fait du bien. J’ai envie que tu me prennes dans tes bras et que tu me dises que c’est fini, que tout ça c’est du passé et que maintenant il n’y a plus que nous deux.
 
Moi, en espérant un nous.

"I am softly watching you
Oh boy your eyes betray what burns inside you"

mercredi 24 mai 2017

Rien à dire




J'aurais des milliards de choses à dire. Mais je n'ai pas le droit.
J'aurais envie de pleurer. Mais ça ne serait pas fair play.
J'aurais envie que cela se soit passé différemment. Mais c'est pas le cas.
J'espère que cela ne sera pas vain. J'espère que tu feras les bons choix. J'espère que ça t'aidera.
Il me tarde juste de dormir.

"Don't lose who you are,
in the blur of the stars"

samedi 13 mai 2017

Dilemme - Pacte



La vie est faite de choix, tout le monde le sait. L'effet papillon, tout le monde connait. Il y a quelques années, je faisais les choix que je voulais, même quand on me disait non, qu'on me disait que ce n'était pas bien, sérieux ou possible. Il y a quelques années je vivais. Et j'avais tout. Aujourd'hui je suis incapable de choisir. Et le pire c'est que je ne sais même plus ce que je veux... 
Il y a tellement de facteurs qui font qu'un homme prend une décision. Prenez le dilemme du tramway, ou l'expérience de Milgram. Le premier consiste à laisser (de manière fatale) un train foncer sur 5 personnes ou à choisir de le dévier, en engageant donc notre propre responsabilité, sur 1 seule personne. La seconde consiste à étudier le degré de soumission à une autorité (le but étant de forcer le sujet à choisir de délivrer des chocs électriques à un tiers) en fonction de différent facteurs, au sein de plusieurs variantes (le choix des autres sujet, le ton de l'autorité et le degré "d'obligation" de s'y soumettre, l'implication directe ou non du sujet dans l'électrocution, récompense ou répercussions...). Ces expérience et leur résultat sont intéressants. Fascinant même. Mais ce que personne n'est capable de dire, c'est qu'est ce qu'il se passe dans la tête des gens au moment de trancher. Ce moment de la prise de décision, de la prise de position. Il semble logique de privilégier la vie de 5 personnes au détriment d'une seule, de même qu'il semble inhumain d'infliger des décharges à un être humain pour n'importe quelle raison que ce soit.  Mais en fait c'est bien plus compliqué que ça. Il y a des milliers de facteurs entrant en jeu. On cherche toujours à avoir le maximum d'informations, le plus de facteurs pour avoir une décision jugé là plus juste. Mais la justice de l'un ne sera pas la même que celle d'un autre. Alors qu'est qui fonde notre choix ? Notre passé ? Notre expérience ? Mais alors les tous premiers choix que l'ont fait de quoi naissent - t - il. J'essaie toujours d'avoir la vision la plus globale des choses, le maximum de tenant et d'aboutissant, les différents scénarios à l'issue, j'ai besoin de toujours tout comprendre pour avancer. Ce que beaucoup appelle "se prendre la tête pour rien". Peut - être. 

* * * * *

Pourquoi fais tu tout ça ? Pour qui le fait tu ? Quelles en sont vraiment les motivations ? Est tu en train de te sauver ou de vendre ton âme en plus de la seule chose qui te restait ? Es - tu en train de t'accrocher à la bouée qui je permettra de ne pas te noyer ? ou bien t'attaches - tu un encre au pied droit, un boulet au pied gauche ? 

Je ne n'arrive pas à différencier ce que je veux de ce qui est le mieux pour moi.
Je n'arrive pas à savoir si je le fais pour mon bien ou si je me tire une balle dans le pied. 
Je sais pas si je serais fier de m'en être sorti ou si je me sentirais pitoyable de m'en être privé.

Je ne sais pas ce que je dois faire. J'ai peur. Comme d'habitude, comme depuis les dernières années, comme depuis les derniers mois et d'autant plus comme les dernières semaines. Le sentiment qui grandit le plus en mois c'est la peur. La peur de me tromper, de sombrer. La peur d'oublier comment nager. La peur d'oublier comment vivre. 



"Je fais un pas en avant, deux pas en arrière".

lundi 24 avril 2017

Et si la roue n'en été pas une ?

Vous m'avez étonné.


Je me suis toujours demandé s'il exister un certain équilibre. Pas forcément une force supérieure qui s'engage à ce que chacun reçoive autant de bien que de moins bien, plutôt en terme de statistique. Statistiquement on a une chance sur deux pour que quelque chose de bien ou de mauvais nous arrive à chaque moment de notre vie. Statistiquement, sur le nombre infini de chose qu'il nous arrive par jour, il est impossible que le tirage BON ou PAS BON soit le même à chaque fois, c'est du hasard. Sauf que le fin statisticien que je suis sait que ce genre de tirage au sors est réparti très précisément en cloche. Il y aura donc une majorité de genre au milieu, avec autant de bon que de pas bon, et plus on se rapproche du côté 100% bon ou 100% pas bon, plus les effectifs seront réduits. Pour une illustration plus simple, imaginons deux jetons de couleur, l'un bleu, l'autre rouge. supposons que l'on tire au sort un jeton deux fois de suite. On pourrait avoir : bleu puis rouge, bleu puis bleu, rouge puis rouge ou rouge puis bleu. On a donc 50% de chance d'en avoir un de chaque alors qu'on a que 25% de chances d'en avoir 2 rouges ou deux bleus. Remplacez le rouge par ce qui nous arrive de bon, le bleu par ce qui nous arrive de mauvais, remplaçons les deux tirages par les milliard de choses qui nous arrivent tous les jours et vous voyez ce que ça donne. Tirez toujours le bon numéro c'est quasiment impossible, de même que le bon. C'est ce que les gens traduisent par "la roue tourne" ou "les choses s'équilibre". Non en fait on a juste besoin d'attendre que le grand manitou (ou le destin plutôt, ça fait moins superstitieux) tire un jeton de l'autre couleur. Mais franchement, moi, je trouve que ça fait un moment qu'il tire la mauvaise couleur. C'est aisé de croire que le monde et la vie son régis par des statistiques, ça se comprend les statistique, ça se touche, ça donne de l'espoir quelque part. Mais la question qui se pose c'est quel est la part de l'humain dans le tirage, quelle implication ou influence (si tant est que l'on en ait une) avant nous sur le tirage ? Pouvons nous par nos faits et idées influencer le tirage ? Je ne sais pas. Je pense que je l'ai eu cru à un moment. Je pense que je ne crois plus en grand chose à ce moment même. 
A l'opposé, ma théorie des vase communiquant supposait un taux de bon et de mauvais constant simplement réparti différemment selon nos (ou du moins mes) propre(s) choix. Pourtant, si j'avais à un moment l'impression de pouvoir choisir quel vase je remplissais davantage au détriment d'un autre, actuellement j'ai l'impression de m'acharner un vas qui fuit. Ce vase qui fuit pompe toute l'eau des autres vases. Ils sont vides. J'essaie de les remplir avec d'autres choses, je n'ai plus assez d'eau alors j'y mets tout ce que je peux pour compenser, mais ce n'est pas pareil, ça marche un temps puis ça arrête de fonctionner alors j'en mets encore plus, puis de tout et n'importe quoi, ça part en vrille total. A tel point que certains de ces vases ont même on était brisés en route, et ne seront certainement plus jamais utilisable. On pourrait essayer de les recoller, mais ils ne seront plus jamais pareil. Il garderont toujours cette affreuse cicatrice en plein milieu de la figure qui nous rappellera en permanence que nous avons perdu. Alors que choisir ? La cicatrice affreuse nous rappelant notre échec tous les jours ? Ou vaut - il mieux renoncer, jeter les morceaux et espérer oublier ? 
Quoiqu'il soit pour l'instant, je ne tire que des mauvais jetons et remplis un vase qui fuit. Espérons que la roue tourne. 

"Nous sommes des animaux particulièrement égoïstes 
qui se débattent sur la terre et comme nous avons un cerveau 
on fait tout ce qu'on peut pour a l'occasion aspirer à autre chose 
et échapper à cet enfer"

mardi 18 avril 2017

Quinze


A écouter en boucle.


Il y a souvent un sens à chaque mots dans ce que j'écris ici. Souvent, il y a des choses cachés, des choses assez invisible si on ne sais pas vraiment de quoi il est question. Mais pendant les 2870 jours, j'arrivais à parlais librement. De manière camouflée et souvent incompréhensible mais je parlais. Là j'ai l'impression que j'en arrive au point où je n'ose même plus écrire, je m'auto censure.

Souvent écrire me faisait du bien, me soulager pour quelques jours où du moins quelques heures. J'ai l'impression que c'est de plus en plus inutile. Un peu comme tout le reste en fait. J'ai l'impression que cela fait 5 ans que je m'attelle à détruire tout ce que j'avais construit. C'est un peu extrême peut être, il y a eu des choses positives ces 5 ans. Mais en comparant point par point un week end comme celui là et un week end il y a 5 ans, je me dis que je me suis perdu en route.

J'avais accepté le marché, j'avais accepté de tout mettre de côté, j'avais simplement garder 2 petites heures à moi. Et je m'étais promis de tenir. Bien sûr en éternel insatisfait que je suis j'ai essayé de garder le reste aussi, mais je me suis vite rendu compte que ça ne marchait pas, alors j'ai capitulé, et j'ai effacé tout le reste, tout ce qui fait qu'à présent "le malheur des autres ne m'atteint pas", ni rien d'autre d'ailleurs. Je pense qu'inconsciemment j'ai fait le choix de tout occulter, parce que sinon, c'était pas possible. Alors apparement d'un point côté ça a été plutôt efficace, mais je ne savais pas que ce que ça ferait de moi ... A cette époque là, j'ai blindé tous les aspects de ma vie source de perte de temps et de manque de concentration. Tout sur ces deux heures. Peu après, j'ai découvert un autre moyen de profiter de la vie, un autre échappatoire, qui fait du bien au moral, qui occupe l'esprit, mais qui le fait aussi souffler. Quel que soit la forme que prenait celui ci, les 2h ont perduré, je me l'étais promis.

Finalement, j'ai échoué. Et je crois que c'est là que tout a empiré. Je filais déjà du mauvais coton, mais ça passait. Je crois que ça a été le coup de grâce, ce coup à l'arrière des genoux quand on ne tient pas debout, ce poing dans la face marquant la fin d'un combat de boxe. Depuis, je patauge. Je patauge dans un univers que je ne comprends plus. Je n'ai plus de repère, il ne me restait pas grand chose d'intact, j'avais tout sacrifié, plus ou moins, mais tout avait souffert. Là, j'avais plus rien. Je me suis demandé ce qu'on pouvait perdre quand on avait plus rien, quand on ne contrôlait plus rien. Je crois qu'en fait, on se perd soit-même.

Ma mère m'a souvent dit qu'elle avait peur quand je sortait "parce que j'ai vu un reportage à la télé qui disait que ce sont dans les cursus avec le plus de pression que les déboires sont les pire, justement parce qu'il faut éliminer toute cette pression". Alala, ma petite maman, je t'aime. Mais quelque part je pense qu'elle (ou France5 peut importe) a raison. Moi j'avais de quoi évacuer, puis encore une fois, les exutoires ont pris un virage assez brutal ces derniers temps. Et je ne sais que penser du résultat. Peut être que je réfléchis trop. Peut être que tout est raison de prise de tête chez moi, peut être. Mais quand on arrive à penser oui et non en même temps, je me dit que ça mérite quand même réflection. Je pense qu'il doit y avoir une hiérarchie dans les arguments et qu'il existe donc forcément une réponse, une solution à tout, un équilibre. Du moins j'ai envie d'y croire, parce que sinon, je suis dans la merde. Le problème, c'est que même s'il existe, je ne le trouve pas. Je me dis qu'il y a forcément un moyen d'être heureux, et ça peut paraitre étrange de me voir écrire ça, mais c'est justement parce que je prie pour qu'il y ait une solution que je me démène à la trouver et qu'à chaque désillusion je sombre.

J'ai rapidement compris que souvent il fallait toucher le fond pour pouvoir remonter. Ca souvent été vrai pour moi, dans plein de domaines, dans pleins de circonstances. Penser que ma vie n'as plus de sens après une soirée non reconduite en charmante compagnie c'est démesurée, mais deux jours après c'est passé. Certains auraient peu être eu un petit coup de blues quelques semaines, moi je dramatise, je touche le fond et je remonte plus vite. C'est comme ça que j'ai appris à fonctionner. Là j'ai l'impression que depuis des mois je me me force à garder la tête hors de l'eau (il va sans dire qu'actuellement je suis plus souvent en apnée qu'autre chose, mais bon) et le pire, c'est que les vents changent mais ne s'arrêtent pas pour autant. Je me suis demandé ce que ça ferait d'arrêter de réfléchir, de se battre et de toucher le fond. Alors ces derniers jours, je me suis laissé couler. La chute a été très longue. Et le pire, c'est que je n'ai pas trouvé le fond. Je ne sais même pas si j'aurais assez d'air pour remonter, je vous dirais ça dans la semaine, mais j'espère, je ne veux surtout pas mourir noyé là où j'ai plongé cette fois.

Je garde cette impression malsaine que rien n'a de sens, rien n'a d'importance, je suis une route sans que la destination n'ait une importance, ni la destination, ni les paysages, la manière dont j'y vais. J'ai l'impression que tout est illusion, que plus rien n'arrive à me donner le gout du plaisir. Je vis d'illusion et d'auto-persuasion. J'ai l'impression quoique je fasse (souvent dans l'excès je l'accorde, mais j'ai abord essayé la modération, ça ne marchait pas non plus) le résultat abouti toujours à une petite bactérie silencieuse qui me ronge juste assez lentement pour que ça passe presque inaperçu. Je ne saurais dire quand ça a commencé ni jusqu'où ça va allait. Mais là depuis plusieurs articles déjà, je le dis et le redis, j'ai peur. J'ai rarement eu peur de moi, peur de voir ce qu'il pouvait y avoir en moi, peur de ce que je pouvais devenir. Là c'est le cas. Peut être que je me plains pour rien. Peut-être, surement. Mais quelque chose ne va pas, le sens. Je pense que je ne suis pas aussi fort que je le pensais, et cette fois, je crois pas que j'y arriverais seul. Mais je ne vois pas comment enlever l'arrière goût de cendres que j'ai dans la bouche à longueur de journée. J'ai la bouche sèche. Et je suis épuisé.

Courrier dicté en présence du patient, non relu

"We take all kinds of drugs
it's our way to pretend
that we enjoy the life we've got
sometimes it hurts to pray
to god and other saints"


jeudi 23 mars 2017

Alors vous ne serez plus jamais fou



C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre.


***


C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre. C'est l'histoire d'un homme qui a oublié le goût du plaisir, le goût des sentiment. C'est un homme qui vit des choses, ça oui. Mais c'est un homme qui ne ressens plus ces choses. C'est un homme vide.

"Tu sais gamin, t'es jeun, tu ne peux pas savoir.
Mais c'est pas si compliqué de s'éteindre de l'intérieur. 
Se lever le matin, lire les même ingrédients, 
sur les même paquet de céréales, faire les mêmes
trajet, travailler avec les même putains de gens"

C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre. Un homme qui se sent vide et qui veut se vider la tête, au sens littéral du terme, avec un révolver. C'est l'histoire d'un homme qui s'entraine en détruisant à l'arme à feu six citrouilles nommées Vie, Enfance, Joie, Tristesse, Mémoire et Résilience. C'est l'histoire d'un homme qui n'a tellement plus de vie en lui que ses rires sont douloureux et ses larmes sèches. Inexistante. Comme lui.

"Maintenant ses épaules tombaient et il ne savait plus 
sourire sans avoir l'air triste. On sentait qu'il avait perdu 
quelque chose qu'il ne retrouverait jamais. Il était découragé. 
Voilà. Au fond de lui même, derrière ces yeux verts que 
soulignaient de larges cernes, son visage était baigné de larmes"

C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre. Mais c'est aussi l'histoire d'un homme qui tombe sur une magicienne. Et cette magicienne tient à sa renaissance. Mais pour ça elle le tue. Pour le faire renaitre tout neuf, sans toute la souffrance accumulée qui imperméabilise notre homme seul, triste et qui a oublié comment vivre de toute la beauté du monde.

"Ne craignez pas la tristesse mon petit, 
elle est la trace éclatante que quelque chose
de beau a existé"

C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre. Qui finit nu, rasé de la tête au pied, sans aucun souvenir ni aucune possession. C'est l'histoire d'un homme qui vient au monde vieux et qui construit une vie selon les dires de la magicienne.

"<< Il ne m'a pas reconnu ! Il ne m'a pas reconnu ! 
Il ne m'a pas reconnut >> Et le docteur riait, riait 
encore et encore d'un rire spontané et sonore, sans pouvoir 
s'arrêter. Il était devenu un homme nouveau, chauve et lisse.
Il était devenu fou"

C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre.  C'est un homme qui est devenu fou, et qui est maintenant heureux.


***


C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre.  C'est un homme qui est devenu fou, et qui est maintenant heureux.
J'étais un homme fou. Et je suis en train de devenir un homme triste, seul qui oublie comment vivre. Ce livre numéroté à l'envers et mon histoire qu'on devrait lire dans l'autre sens, à l'endroit.

Moi

"Run away with me.  Lost souls in revelry
running wild  and running free,  two kids, you and me."

mardi 7 mars 2017

Alors on danse encore. On s'embrasse encore plus fort



Ca se bouscule. Ca se mélange. Ca me rend dingue. Faut que ça sorte. 
Dans ces deux derniers jours complètement improductifs, j'ai eu le temps de faire deux choses. Trois en fait. Ah non quatre, mais la dernière on va la passer. J'ai mangé, j'ai réfléchis et j'ai rien fait, trois. 
J'ai réfléchis à qu'est ce qu'il faisait que passer une journée chez moi me mettait dans cet état là. "Reste pas tout seul chez toi" me direz vous. Certes, l'évitement ça peut marcher. C'est bien ce que je faisais jusqu'à présent. Mais ça pourrait être cool de comprendre aussi. 
Je me suis aussi demander comment c'était possible d'être aussi détaché et vide de sentiments ou d'émotions comme je l'ai déjà eu dit, et en même temps aussi réactif ou aussi souvent triste. J'ai beaucoup réfléchir, presque autant que ce que je n'ai pas travailler. Et je me suis souvenu d'un article à une période ou j'avais peur de devenir dépendant au sexe, aux hommes. Mais en fait je m'étais trompé. Ce n'est pas une dépendance, c'est juste qu'aujourd'hui, c'est l'une des seules choses qui me fait ressentir quelque chose. Que ce soit de l'interêt ou de l'excitation pendant la phase de séduction, que ce soit du plaisir ou du "mais qu'est ce que je fous là" pendant l'acte ou que ce soit de la déception ou de l'impatience après, là je ressens des choses. Et c'est uniquement ça qui me plait et qui me pousse à recommencer. Je suis pas dépendant au sexe, je suis juste à la recherche de sensation. Un repas, un film, un blague, une histoire, croiser quelqu'un, un message de quelqu'un, mon quotidien, mes tâches, mes habitudes, rien de tout ça ne me procure quoi que ce soit. Et j'ai trop connu ça, je ne veux plus, alors quand je me sens trop vide, je chercher à ressentir quelque chose. C'est pour ça que c'est pas très dur de trouver, je cherche pas forcément quelque chose qui me rende heureux, je cherche juste à ressentir quelques chose. 
Il y a aussi mes samedis soir qui me font oublier un instant que je me sens vide, comme desséché, mort à l'intérieur. Mais les samedis je ne peux pas les multiplier, les amants, oui. 
Je ne sais pas (lol, bien sûr que si je le sais) à quel moment tout est parti en couille, à quel moment j'ai commencé à m'enfermer dans moi même, à quel moment j'ai choisi ou du tout intérioriser pour tenir, où j'ai du ne plus rien ressentir parce que c'était plus facile. J'ai réussi à faire le chemin dans un sens, j'ai réussi à me blinder, à ne plus rien laisser paraitre. Mais il est vrai qu'à ce moment là, les hommes ainsi que les soirées étaient absentes de ma vie, elles n'ont donc pas pu être intégrés dans les murs que j'ai dressé à cette époque là. C'est peut être pour ça que ce sont les deux seules choses à réussir à m'apporter un peu de contenance. 
Le problème étant que l'une d'elle, je vous laisse le soin de deviner laquelle, est assez... destructrice. Je ressens des choses oui, mais en fait, c'est trop rapide, trop différents trop incertains de jours en jours. Et ça me rend dingue. Ces ascenseurs émotionnels font que je ne sait plus sur quel pied danser, je ne sais plus sur quoi me baser, je ne sais plus à quoi m'attendre, je pète une câble. 
La seule chose que je suis encore capable de ressentir c'est cette espèce de nuée de sentiments contraire et complètement instable. Comment voulez - vous que j'aille bien ? 


" Je suis un enfant du millénaire, la génération Y,  né entre la découverte du sida et le 11 septembre 2001 à peu près. On nous surnomme la génération globale. La génération narcissique pour qui tout est un dû. D'après certain c'est parce qu'on est la première génération où tous les gamins ont obtenu un trophée juste pour avoir participé. Pour d'autres c'est parce que les réseaux sociaux nous permettent de poster une annonce solennelle à la terre entière à chaque fois qu'on lâche un pet ou qu'on bouffe un sandwich. Moi je dirais que notre principale caractéristique c'est notre insensibilité au monde, notre indifférence à la souffrance. J'ai toujours fait tout ce que je pouvais pour rien ressentir, le sexe, la drogue, l'alcool me permettaient d'oublier un peu ma peine, d'oublier ma mère, mon connard de père et les journalistes, tous les garçons que j'ai aimé mais qui m'aimaient pas. J'ai été victime d'un viol collectif et deux jours après j'étais de retour en classe comme si de rien n'était. Ca aurait du être une souffrance inouïe non ? La plupart des gens s'en remettraient jamais et moi tout ce que j'ai dit c'est "on va se prendre un café ?". Je donnerais tout ce que j'ai, tout ce que j'aurais jamais pour ressentir à nouveau la souffrance, la peine. Heureusement qu'il y a Fiona et toutes ses petites potions à la con, au moins quand on est un cadavre on a pas à flipper en lisant les mises-en-gardes sur les étiquettes. Quand j'ai bu ce truc marron j'ai cru ressentir un frisson au bout des seins, mais ça devait être psychosomatique par ce qu'après j'ai sifflé la bouteille et j'ai rien senti. J'ai avalé tout ce que je trouvais: des ailes de mouches, de yeux de salamandre, n'importe quoi pour plus ressembler à Marylin Manson. 

Mais la plus grosse galère la dedans c'est ça : je ressens que dalle. Plus rien du tout. On se dit que la douleur est la pire sensation, c'est faux. Qu'est ce qui peut y avoir de pire que cet éternel silence à l'intérieur de moi ?


Il m'arrivait de rien manger pendant des jours, puis de me goinfrer et de me coller les doigts dans la gorge. Maintenant j'ai beau bouffé comme 4 je sens toujours ce vide en moi. J'en peux plus. Je suis en train de perdre la boule. Faut que je fasse quelque chose."

mercredi 1 mars 2017

Une petite mélodie au piano comme inspiration




Il y a ce petit nuage gris au dessus de notre tête, qui fait pleuvoir toute la misère du monde sur notre personne pendant quelques jours puis s'en va. Ce petit nuage qui fait qu'on est triste, que tous les petits malheurs semble des catastrophes insurmontable. Puis le sommeil, les bains, les pâtes et le sexe selon les cas arrivent à la rescousse et le nuage non libère. La déprime. On lui donne pleins de non, le coup de mou, le coup de blues, broyer du noir, le pas envie, le ras-le-bol, mais son vrai non c'est la déprime.
Puis il y a sa méchante cousine. Quand on l'a croisé une foi on s'en souvient, on la reconnait. Sa silhouette, ses contours, son odeurs, sa manière de nous torde l'estomac, son habitude de nous vider d'émotion. Je l'ai pas croisé souvent, mais je l'ai frôlé de près quelques fois, elle a eu raison de moi quelques rares fois aussi. Quand elle s'empare de vous, vous n'êtes pas triste, vous êtes vide. La vie n'est pas triste, elle est vide de sens. A l'inverse de la déprime ou tous les petits malheurs sont exacerbés, elle est vicieuse et n'expose pas son origine. De toute façon il n'y a plus de petits malheurs puisqu'il n'y a plus d'émotion. Il y a juste cette ambiance lourde et pesante qui règne dans vos pensées. Cette méchante cousine c'est la dépression. 
Elle pointe son nez, je la sens me surveiller. 


"Qu'est ce qu'il y a ?" m'a-t-on demandé.

Tout à l'heure j'ai pleuré dans le métro. Je compte sur les doigts d'une main les gens m'ayant vu pleurer, ce qui montre que je me contrôle quand même assez bien. Et là sans prévenir, j'ai pleuré. (bon là aussi mais devant on ordi c'est souvent). Pourquoi ? Aucune idée. Aucune raison. Aucun signe annonciateur. J'ai juste pleuré. 

Récemment, l'alcool m'a aidé à pleurer aussi. Une petite phrase de rien du tout et tout par en cacahuète. Bon l'alcool triste ça arrive, mais 3 fois coups sur coup ça fait beaucoup quand même. Il y a quelques chose qui se préparer. Je crois que là ça m'est tombé dessus cette semaine. 

J'ai l'impression de me tromper dans tout ce que je fais. Mes choix ne sont pas guidés par ce que je veux pour moi. Ou plutôt ils sont en perpétuelle confrontation entre ce que je veux, ce que je crois vouloir et ce que je suis sensé faire. De la manière à comment je m'habille, à comment je m'organise en passant pas ce que je mange, ce que j'écoute, ce que je dis, ce que je choisis de faire ou ne pas faire, dire ou ne pas dire, tout. Tout me semble faux, sens but, sans intérêt et sans aucun sens logique. Comme si j'étais le passager intrus d'un monde dont je ne comprends pas le cours. 

Depuis quelques moi j'ai essayé d'apprivoiser des animaux sauvages pour essayer de les apprivoiser et de pouvoir les caresser à ma guise.  De temps en temps, l'un d'eux mordais, s'enfuyait ou disparaissait. La c'est comme si le cercle entier s'était organisé ensemble pour se rebeller et attaquer tous en même temps pour me terrasser et être sur que je ne me relève pas. Je peux résister à un animal qui me blesse, je l'ai déjà fait. Mais je ne pensais pas avoir à subir autant de coup en même temps. 

J'ai besoin de câlins. J'ai besoin de quelqu'un  ou de quelques uns pour qui je suis un peu plus qu'un pion pioché au hasard. Je demande pas à être le roi, le seul l'unique. Mais être au moins l'un des 4 rois. J'aime juste pas être un pion qu'on sacrifie pour en protéger d'autre (on passe des cartes aux échecs faut suivre). J'aimerais pourvoir me dire que mes rois à moi, je suis aussi un roi pour eux. Me dire que j peux leur écrire pour baiser mais aussi pour parler ou pour pleurer. Se faire défoncer le cul avec le premier venu c'est simple. Mais c'est pas intéressant. J'avais réussi à jouer intelligemment. Je comprends pas à quel moment ça a couillé. Je comprends pas trop ce qu'il se passe. 

Je suis seul dans mon lit. Je suis seul dans mes études. Je suis seul dans ma sexualité. Je suis seul en temps qu'homme aussi. Je suis seul tout court en fait. Il n'y a qu'une soirée par semaine ou j'échappe à tout ça. Et c'est en même temps de plus en plus libérateur et en même temps de plus en plus dur de replonger dans tout ça la semaine suivante. 

Et pour finir, je me perds. Je ne suis plus celui que je m'étais promis d'être. J'ai perdu. Je me suis perdu. Et je crois bien qu'il est trop tard. J'ai perdu mes rêves, mes envies, je n'ai pas tenu mes promesses, j'ai perdu mes valeurs, mes piliers, je me suis perdu moi. Je ne suis plus vraiment moi, pas étonnant que ma vie me semble étrangère... Il me manque un pilier. Quelque chose sur quoi m'appuyer quand un petit nuage passe par là. J'avais déjà parlé d'un certain trépied pour faire tenir debout tout object. Le problème c'est qu'au fil de mes mauvais choix, en plus de me perdre moi, j'ai trop perdu. Je n'ai plus de quoi me soutenir, je n'ai plus suffisamment de point d'appui pour me tenir debout, fier et heureux. J'ai honte, j'ai perdu ma plussoyance et je suis triste.

Je ne sais pas ce que j'ai, mais en tout cas, il y a au moins tout ça. 


"J'envoie valser la vie
et toutes ses promesses"

vendredi 20 janvier 2017

Non pas le temps pour un titre, j'ai sommeil.







Pas le temps non plus pour une image. 






J'attends devant cette page depuis plusieurs minutes. En écoutant la musique. Toujours en écrivant. Sauf que c'est trop compliqué. Je me demande ce que j'ai envie de partager ce soir. Ma déception ? Mes réflexions sur tout ceci ? Mon impression que tout s'effondre tout le temps ?

Ce qui est bien avec moi, c'est qu'à chaque fois que je prends une patate dans la gueule je recommence. Je rejoue. Et je reperds. Mais je recommence encore. "I'll kepp gettin'' up when I hit the ground". Et j'aime ça chez moi. Vraiment mais je me demande si c'est moi qui ait raison. Si des fois il ne vaudrait mieux pas tout envoyer balader, dire que les choses ne changeront jamais et qu'il vaut mieux se laisser vivre tranquillement. J'ai peur de fatiguer. J'ai peur de ne plus réussir à y croire. " If I surrender if I lay my arms down am I a fighter ? cause I've been fighting so long baby".

J'aime la partie de moi qui continue. Je crois que c'est ce que je préfère chez moi, et j'ai peur de la perdre aussi. Ce que je déteste c'est d'être incapable de ressentir quoi que ce soit pour des choses ou des gens qui ont du sens et de l'importance et pourtant m'attarder ou me mettre dans des états pas possible pour des choses qui n'en valent pas la peine. Et je le sais au fond de moi. Dans les deux cas. Mais j'arrive pas à comprendre comment je peux être aussi insensible face à la mort, à quelqu'un que je blesse, à la tristesse à laquelle j'ai déjà fait face plusieurs fois sans la moindre empathie tout en étant anéanti quand quelqu'un dont je suis incapable de retenir le nom sans le noter refuse de me voir.

Il est un peut tard alors je ne vais pas rentrer dans les détails, mais plus je réfléchis (oui je sais je devrais pas) plus j'ai une image en tête. J'avais déjà évoquer l'image des "piliers" qui faisaient que je pouvais tenir debout. J'ai aussi déjà dit que j'avais l'impression que tout m'échapper. C'était plus comme un débordement qui s'évacue et fuit de toutes parts. Là, plus je réfléchis et plus j'ai l'impression que je perds mes piliers un à un. C'est comme si les fondations même de l'édifice lâchaient. Ca se voit pas parce qu'au dessus, l'édifice reste identique, il s'effondre juste sur lui-même. Un peu comme les tous jumelles... Je suis une tour qui s'effondre. Mais moi je suis tout seul j'ai ni jumelle ni rien d'autre.


"I'm your only friend, said his shadow."

mardi 10 janvier 2017

Pourquoi vous ?



Quand dans la masse quelques personnages se distinguent, on se demande pourquoi eux. La formulation exacte serait plutôt pourquoi nous, les distinguons nous du reste de la masse ? 

Une plastique avantageuse ? Ca aide évidemment. Mais j'ai appris à comprendre, aussi superficiel sois - je, que premièrement c'est en partie faux, car une fois encore le ressenti de cette personne sortie du lot occulte parfois des choses permettant de jouer en sa faveur ou du moins estompe des détails qui auraient pu jouer en sa défaveur ; deuxièmement, cette critique de la plastique n'a pas vraiment de règle, de modèle ou de généralités. Parfois, un physique que l'on imaginait pas nous plait. Sans qu'on se l'explique. La personne différente de la masse nous plait-elle pour se physique atypique et attirant ou ce physique inattendue et attirant rend elle la personne intéressante à nos yeux ? Cause ou conséquence ? 

Un talent certain pour l'objet initial de la visite ? Oui possible. Mais le ressenti particulier de sortir cette personne du reste du lot ne la rend elle pas déjà bien plus compétente, le ressenti meilleur et donc l'appréciation faussée ? Le talent dans le don du plaisir, cause ou conséquence ? 

Un moment unique ? Cause ou conséquence ? 
Un sentiment de bien être ? Cause ou conséquence ?
Une envie irrépressible de réitérer ? Cause ou conséquence ?
Un sourire ? Un mot ? Une odeur ? Cause ou conséquence ?

D'où tout cela part, quel est l'origine du phénomène, quelles en sont les causes et les conséquences ? D'où tout cela provient - il ? Pourquoi le numéro 4, 9 et 18 et pas le numéro 5, 12, et 24 ? Bon il y a certains numéro on sait pourquoi non. Mais la question ici c'est pourquoi oui. Peut être qu'en fait c'est ça, tout numéro n'ayant pas de raison de se voir attribuer un non serait donc un oui ? Ca se tient, mais l'expérience montre que ce n'est pas ça avec plusieurs contres exemples. 

Peut être que la cause n'est pas en eux mais en moi ? Peut être que je recherche quelque chose en eux, peut être que je sens que ces personnes différentes de la masse peuvent m'apporter ça. Mais comment un tel processus pourrait - il se faire sans avoir la moindre idée de ce que je recherche en eux ? Comment trouver quelque chose qu'on n'a pas conscience de chercher ? Etrange. 

Mais ce qui est inquiétant, c'est que comment savoir que la personne est réellement hors de la masse. Si on cherche quelque chose de particulier, la première personne à le manifester n'est pas forcément la bonne à prendre. Comment savoir que cette chose qu'on recherche n'est pas notre seul critère de sélection ? Comment être sûr qu'on est pas prêt à prendre la première personne capable d'étancher cette soif inconnue sans tenir compte du reste de sa personne ? Ce n'est pas ce que je veux, mais comment le savoir quand on ne sait même pas quel est cet argument inconnu que l'on recherche ? Forcément statistiquement, en rencontrant beaucoup de gens on a plus de chance d'en trouver des précieux, mais comment savoir s'il sont réellement précieux à travers ce qu'ils nous font ressentir, si le seul critère de ce ressentiment particulier est de ne pas être seul ? Prendre quelqu'un pour avoir quelqu'un. Voilà une idée déplaisante. Et quand on ne connait pas ses critères, comment le savoir ? Comment être sûr que numéro 4, 9 et 18 sont réellement intéressant pour moi, que je sens que quelques chose pourrait marcher. Comment savoir que ce ne sont pas des "oh bah ouais pourquoi pas, ça passe" me permettant de combler une espèce d'absence que je ne sais décrire ou nommer précisément ? Pensée inquiétante encore une fois

Décidément, le sexe c'est libre, sans limite et libérateur, mais qu'est ce que ça fait réfléchir...

Moi 

"There is something about you driving me mad
There is something about you I want to have
There is something about you..."


Nouures (déformations professionnelles, mais surtout déformation tout court)



Le problème avec les problème c'est que c'est comme les maladies. On les sent venir dès le début, et souvent avant d'en parler à quelqu'un on préfère se dire que ça passera. Se soigner un peu tout seul pour se donner un peu coup de pouce et prier très fort pour avoir raison. Et souvent ça marche. Parce que toutes les maladies ne sont pas des tueuses sanguinaires et que nos problèmes sont souvent moins graves qu'on ne le pense (ou bien c'est nous qui sommes plus fort qui sait). Quoiqu'il en soit, là où ça se complique c'est quand on s'est trompé dès le départ. Quand à la place de décapiter le problème ou la maladie lorsqu'il montrait le bout de son nez, on à préféré croire que tout aller rentrer dans l'ordre alors qu'on lui a juste laisser le temps de croire, de se complexifier et de s'étendre, de s'ancrer en nous.

Le problème avec les problèmes, c'est que c'est souvent difficile de trouver l'origine du problème. D'autant plus lorsqu'on l'a laissé grandir. Il est difficile de dénouer le vrai du faux, la cause de la conséquence, les liens ou les coïncidences. Et mon problème à moi en ce moment, c'est que je laisse le temps aux choses de croitre avant de venir me soulager. De tout ce que j'ai pu essayer au long de ses longues années de réflexions pathologiques sur l'origine du monde et sur les lois de l'univers, je crois bien que c'est d'écrire ici qui me soulage le plus. Comme un petit shoot de morphine, de calmant. Un post, et hop, je me sens plus soulagé. Est le fait de s'exprimer, d'extérioriser ? Est ce le fait de lire mes pensées qui aident à y mettre de l'ordre ? Je ne sais pas. Il n'empêche que plus de 7 ans après je suis toujours là. Mais moins souvent. A tort ou à raison je sais pas.

J'ai trouvé un autre exutoire. Plus récemment. Autre chose qui me permet de m'évader et de me dire que je vis. Par qu'il n'y a aucune règle, aucune limite, aucune chose d'impossible, d'infaisable ou d'interdit dans le sexe. Je suis le seul maitre du jeu. Je dicte mes propres règles, mes propres limites, que je peux modifier à tout moment et comme bon me semble. Il suffit de trouver le partenaire qui veut bien jouer la partie que j'ai décider. Ce sentiment de contrôle, de se dire que rien ni personne ne peut nous atteindre, nous empêcher, nous contrôler, nous recadrer. Et en plus soyons honnête, c'est bon. Parfois. Non parce qu'il y a aussi des expériences ratées, soyons honnête jusqu'au bout. Mais une expérience ratée n'en est pas moins un expérience que j'ai décidé, que j'ai planifié et que j'ai réalisé. Sans que personne ne m'impose quoique ce soit, sans que cela soit quelque chose qu'on attende de moi. C'est quelque chose que je fais uniquement pour moi, sans but, juste par ce que je le veux, que j'en ai envie et que je l'ai décidé. C'est tellement différent de notre quotidien à tous, rythmé par ce que l'on doit faire, les comportements que l'on attend de nous. Le problème avec les choses qui n'ont pas de limite, c'est que souvent ça dégénère, on ne peut, par définition, les contrôler. Et que si on les laisse s'installer et se disséminer, il est difficile de revenir dessus.

Le second problème avec les choses qu'on peut avoir comme on les veux quand on les veux, c'est qu'on y prend goût et qu'on veut que ce soit pour tout pareil. Je ne supporte pas la frustration. Je ne supporte pas que quelque chose s'arrête avant que j'ai décidé que c'était suffisant et que ça pouvait finir. Je ne supporte pas ne pas pouvoir avoir ce que je veux comme je le veux et surtout dès que je le veux. Et alors là, cause ou conséquence ? Aurais-je pris goût à la disponibilité quasi immédiate de tout ce que je veux dans le monde du sexe ce qui m'aurais conduit à penser que tout fonctionner comme ça ? Ou au contraire, cette frustration préexistante aurait-elle été une raison de plus faisant que cette liberté et ce contrôle de tout qu'offre le monde du sexe me plait ? Alors cause ou conséquence ?

Toujours dans les problèmes. Si je vous parle de quelque chose qui prend peu à peu de l'ampleur, qui va de plus en plus loin, de plus en plus fort, de plus en plus extrême, avec de moins en moins de limite, de barrière de restriction, de règle ou même de filet de sécurité. Quelque chose de plus en plus nécessaire pour la recherche d'un plaisir en vue d'échapper au quotidien. Quelque chose qui nous prend du temps considéré comme secondaire au détriment des activités de la vie quotidienne (que ce soit sociale, professionnelle ou à propos de loisirs). Quelque chose à laquelle on pense tous les jours. Une obsession. Alors si je vous dit tout ça, vous penser à ? Et oui, une addiction. Le principe de l'addiction c'est que la substance ou le comportement ou quoique ce soit d'autre procure un plaisir. Le corps connait et reconnait le plaisir. Il comprend vite que le plaisir qu'il reconnait et ressent arrive souvent à la suite de ce même évènement. Alors de la même manière qu'un chien apprend que s'il est sage il aura un os, un homme, faible animal, comprends que s'il cède à cette addiction, il ressentira ce plaisir. Je crois que je suis accro à la liberté. Accro au contrôle. Pas accro au sexe, le sexe c'est cool, mais c'est surtout un moyen d'arriver à ressentir cette liberté. Cette absence de règle, d'emprise sur moi ou de toute influence extérieure. Je suis accro à ma liberté. Et je sais pas si c'est quelque chose que je dois soigner.

Et comme un problème qu'on laisse grandir tisse des racines dans tous les sens, il découle d'autres réflexion de ce noeud dont je pourrais parler des heures. Par exemple, il faut savoir que même si je suis plutôt très froid, plutôt de marbre face à tout et à tous, je suis un grand stressé, un grand peureux. Et souvent j'ai besoin d'un câlin, d'une personne, cette personne rassurante dont la seule présence nous chuchote, t'inquiète pas, ça va aller. Ben ça ça me manque. Ce soutien perpétuel. Ces bras rassurant etc. Et mine de rien, le sexe donne un peu de ça parfois. Mais à dose plus faible car moins authentique, moins véridique. Mais un câlin, même faux, ça aide toujours un peu. Le problème (encore) c'est que ça revient à donner une dose diluer à un drogué habité à une dose plus forte. S'il n'a que ça, en attendant les doses plus forte, il va multiplier les petites doses. Et c'est ce que je fais. Je colmate un gros trous avec pleins de petit pansement en espérant un jour mettre la main sur le bouchon parfait. Et vous savez le pire ? C'est que je sais qu'un jour, si je trouve ce bouchon, je m'en lasserait. Et c'est les jours où j'en arrive à des conclusions comme ça que je me déteste.

Moi, 
avec un noeud de problème 
pour lequel il me faudrait des heures 
et une personne qualifier pour y voir plus clair.


"Make me, make me impressed
Make me, make me obsessed"

lundi 5 décembre 2016

Joke


Breathe in.
Breathe out.
Repeat until you're dead and everything will be alright.



"Life is a joke"