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jeudi 14 mai 2020

Pandore



Je m'ennuie. Je sais plus où j'en suis, je sais plus. Je sais plus où on en est. Bonjour, café, 3 bisous, bonne nuit. Est ce que c'est tout ? Tout ce dont tu as besoin ? Tout ce que je suis pour toi ?
Tu me dis qu'il y a des choses à amélioré. On s'est mutuellement ouvert les yeux, c'est vrai. Mais pour moi, ça l'a toujours été, une relation, c'est deux. Je ne peux pas tout faire seul, surtout quand j'ai un mur en face. J'ai l'impression que pour toi, l'orage est passé et qu'on a qu'à juste continuer. Je pense que tu ne te rend pas compte que tu as ouvert la boite de pandore. Beaucoup de chose en sont sorties et c'est à nous de voir ce que l'on compte en faire. Mais dans cette dernière phrase, il y a le mot nous.
Contexte particulier, je te l'accorde. Tant pour toi que pour le monde. Mais quand les autres se retrouvent et goutent à nouveaux aux plaisirs simples de la vie, j'ai l'impression de m'enfoncer et de vivre seul alors que je n'ai jamais autant tout le temps avec quelqu'un. Des projets avortés de mon coté, aucun projet du tien. Des non de ton coté, aucune réponse à donner du mien. Une impression de plus savoir quoi faire de mon coté, un rythme de vie où tout va bien du tien.

Où sont passé les conversation, les échanges et les discussions ? Où sont passé les idées folles, les distractions stupides et les activités légères ? Où sont passé les moments torrides à transpirer à coup de rein, les moment intime à gémir à bout de souffle ? Où sont passé les petites attentions, un croissant chaud le matin, une main inattendue sous la douche, un bisou dans le cou. Où sont passé nos projets, que l'on ne construisait pas, il y a encore quelques semaines, chacun dans une pièce séparée ? Où es passé ton envie de moi, de partager avec moi, de ma présence ? Où est passé tout ça ? Où sommes nous passé ?

Je n'ai pas l'impression d'avoir changé. Je sais que nous avons des choses à améliore, je sais que je ne suis probablement pas tout blanc. Mais moi j'ai toujours cette folle envie de toi et de nous. J'i toujours envie de nous imaginez vieux, sur notre rocking chair à jouer à Mario pour savoir lequel des deux va sucer l'autre. Mais dans ces conditions, je n'y arrive plus. Je n'arrive plus à nous voir sur ces rocking chair. Je n'arrive plus à nous imaginer jouant à Mario. Tu as tiré sur le Kappla tout en bas de la tour, et tout 'est effondré.

J'ai besoin de toi pour reconstruire la tour. J'ai besoin de nous voir dans ce rocking chair. J'ai besoin de toi. Reviens moi. Ouvre les yeux.


Moi
"So when I'm all choked up
But I can find the words
Everytime we say goodbye
Baby, it's hurts
When the sun goes down
And the band won't play
I'll always remember us this way"


mercredi 8 avril 2020

L'avenir c'était mieux avant



Et si j'avais parlé trop vite ? 
Et si cette idylle n'allait que dans un sens ? 
Et si cette pause dans mes mots ne traduisait pas une pause de maux mais une illusion, une oeillère. 

          Je ne sais plus quoi pensé. Je suis chamboulé, j'ai l'impression d'être passé à la machine à laver. Non, j'ai l'impression d'y être plutôt. Comme si j'étais frappé par des jeans remplies de colère, de non dits et de panneaux sans issue. Et la seconde d'après je me fais envelopper par des chemises aux couleurs de l'espoir, de solutions et d'envie de renaissance, de plussoyance. 
Un ascenseur émotionnel, une tornade décisionnelle. Je ne sais plus ce que je pense au fond, je ne sais plus quels sont les ressentis les plus profonds et quels sont ceux que je prends dans la gueule juste à cause de cette machine. Je ne sais plus quelle pensé, quel ressenti est à moi et lesquels ne sont là que par hasard, comme une erreur de tri avant le lavage. Comment décider ce qui est le mieux sans savoir ce que moi même je pense au fond. 

            Le choc. 
            Je t'ai écouté parler. Les mots sortaient, je les entendais mais ne les comprenaient pas. Pour le coup, ce n'est pas que de ma faute, ils n'avaient aucun sens. Aucun sens. C'était irréel. Au début j'ai eu mal, rapidement, furtivement. Et puis devant cette absence de sens j'ai eu peur. Que devais je faire ? Je ne savais pas. J'étais perdu. J'étais paré à pas mal de choses, mais là, personne ne peut l'être. Tout ce mélanger en moi alors j'ai fait ce que je fais de mieux. J'ai réfléchis. J'ai essayé de retomber sur mes pattes pour regarder le problème en face sans le laisser me transpercer de toute part. 

          Le déni. 
          J'ai réfléchi. J'ai priorisé. Je t'ai priorisé. Encore une fois. J'ai désamorcé la crise, me disant que le reste suivrai, que tu ouvrirais les yeux et que le problème mourrai dans l'oeuf. Je n'ai pas voulu penser que c'était la fin. Ce n'étais pas nous le problème. Nous ça allait bien. Alors j'ai attendu. Je t'ai attendu. Mais même la crise passé, tout n'étais pas réglé. Nous avions tout deux un arrière gout amer, celui de la suite. On a essayé de le fuir, on a bien vu que cela ne fonctionnerait pas. Alors on s'est assis, une fois de plus. Et on a pleuré.

           La colère. 
           On a pris quelques jours pour redescendre. Je n'étais pas d'accord, je t'ai dit que cela n'était pas une bonne idée. Tu ne m'as pas écouté. Encore une fois. Tu n'as pas vu qu'après tout ce que tu avais déjà à me faire digérer, tu prenais la pire des décisions. Je te l'ai dit. Simplement et clairement. Et tu ne m'as pas écouté. Aujourd'hui je t'en veux. Je t'en veux de ne pas m'avoir parlé. Je t'en veux d'avoir douté. Je t'en veux de me faire douter. Je t'en veux de ne pas m'avoir écouté, une fois de plus. Je t'en veux de ne pas voir de ne pas penser nous, comme d'habitude, mais d'avoir penser uniquement à toi. A toi et à toi seul. 
          Tu ne vois pas de nous. Tu n'en vois plus, ne le considère plus, ne m'intègre plus. Mais l'as tu seulement déjà fais ? BIM. Un jean dans la gueule. Enervement du à la situation ? Révélation du fait d'avoir sortie la tête de l'eau ? Je ne sais plus. Que croire ? Qu'as tu fais pour moi ? Quand t'es tu adapté à moi. J'ai une liste longue comme le bras de situations ou de chose auxquelles je me suis plié pour toi : de petits rien qui ne me coutaient pas grand chose aux grands changements dont j'avais également envie. Mais quand je regarde ta liste à toi, je n'en vois pas. Enervement du à la situation ? Révélation du fait d'avoir sortie la tête de l'eau ? Je ne sais plus.
Je t'en veux comme je ne t'en ai jamais voulu. Je t'en veux de me forcer à me demander si tu n'as pas raison. Si ce ne serait pas mieux d'arrêter les dégâts et de te laisser poursuivre ta route comme tu l'entends. Seul, mais comme tu l'entends. 

          Tu m'as dit que tu n'arrivais plus à voir la suite, que pour toi dans quelques mois, tout serait de toute façon perdu, de manière immuable. Si je devais être honnête avec toi, je te dirais que moi je ne vois même plus la semaine prochaine. Il y a 10 jours, je voyais jusqu'à l'horizon, jusqu'au bout. Avec des points d'interrogations certes, mais jusqu'au bout avec toi. Aujourd'hui je ne vois plus la semaine prochaine. Tu as annihilé ma conception du nous. Tu as frappé à la base de tout, et tout s'écroule un peu plus de jour en jour. Et plus la fumée se dégage, plus je vois l'état de la ruine. Plus les flammes s'éteignent, plus je vois à quel point l'édifice à sombrer. La question que je me pose c'est va t on vraiment le reconstruire. Veux tu vraiment le reconstruire tout d'abord. Mais surtout va t on réussir. Je ne vois pas la semaine prochaine, alors imaginer une nouvelle construction c'est au delà de mes forces. Comment faire. "Bonjour, tout vas bien ?" On ignore tout et on continue comme avant ? Ca sonne tellement malsain. "Bon, il faut qu'on parle" ? Pour de nouveaux cris, de nouvelles larmes, de nouveaux mots lancés sur le moment qui détruiront les derniers piliers encore debout, une nouvelle séparation interminablement destructrice ? 

          Je ne sais plus quoi penser. Tu m'as laissé le temps de faire le point sur les dégâts, je t'avais dit que tu n'aurais pas du. Je t'avais dit que tu aurais du me suivre quand je t'ai proposé de commencer à reconstruire. Mais tu ne m'as pas écouté. Tu à préféré te reconstruire toi en premier. Erreur ? Raison ? Je ne sais pas. Ce qui est sur c'est que seul, je n'ai pas pu commencer à reconstruire. Et pendant les jours que tu prends, les pierres continuent de tomber. 


Moi. Seul. 
Au milieu des décombres.


"Amour gloire et beauté"

vendredi 3 avril 2020

Inch Allah



Je n'y arrive pas. Je ne sais même pas quoi dire.
Si je n'arrive pas à te parler à toi, comment réussir à lui parler à lui ?

Moi. En face de lui.


" Maybe we reached the mountain peak
And there's no more left to climb
And maybe we lost the magic piece
And we're both too blind to find"

jeudi 30 janvier 2020

Petite mort




          Quelle étrange sensation de repenser à son ancien ami et se dire qu’on a presque plus besoin de lui. Je parle de toi cher journal. Je ne dis pas que c’est définitif, je ne suis pas en train de te jeter à la poubelle, loin de là. Mais pour une fois je suis là pour te remercier et non pour te demander encore de m’écouter. Sans y faire vraiment attention, je me suis détourné de toi. Parce que je n’en avais plus besoin et que tout allait bien dans le meilleur des monde ? Non. Parce que je n’avais plus le temps ? Cela y a probablement jouer mais j’aurais trouvé le temps si tu m’avais été indispensable. Non. Je pense que je t’ai remplacé. J’en suis désolé. Et j’en suis heureux.

          Je crois que le soutien que je recherchait chez toi et qui me permettait de tenir debout, je l’ai trouvé ailleurs. Il est différent de toi. Il fait plus de bruit et m’écoute peut être d’une moins bonne oreille que toi. Mais lui me répond. Je ne peux pas aussi bien le présenter que toi en alignant chaque mot, chaque syllabe pour un rendu artistique irréprochable et à mon image. Mais il est magnifique à sa manière et m’apprend à ne pas tout aligner. Il est plus encombrant que toi, il ne tient pas dans ma poche et je ne peux pas le mettre en pause. Mais pourtant il est là plus facilement que toi, avant même que j’en ai « trop » besoin. Il me comprends certainement moins bien que toi. Mais lui m’enlace et me réchauffe sans avoir besoin de me comprendre. Tu me servais de punching-ball, défouloir. mais lui m’apaise. Tu me servais à évacuer et à vivre avec mes démons. Lui me rend meilleur.

          On y croirait pas hein. Un texte comme ça. Mais si voyons on retrouve bien ma retenue et la modération légendaire dans les propos. Ainsi que mon addiction maladive à ma moitié. Je vous jure c’est moi. Une nouvelle version de moi qui a troqué sa dépendance d’écriture pour une dépendance à une personne. Mais un accro reste un accro et il a besoin de s’accrocher.

          Rassurez vous tout n’est pas parfait, ne pensez pas avoir perdu mon défaitisme et mon pessimisme. Déjà il met du tabac partout. Et je pourrais lister toutes ces petites choses qui me sortent par les yeux. Tous ces petits détails, c’est petits points, ces petits instants ... qui en fait ne sont rien. Rien en comparaison de tout ce qu’il y a à côté. Rien à côté de ce qu’il représente. Je pourrai continuer de tout gâcher à chaque brin de tabac traînant. Mais je ne pourrai me passer de lui. Alors j’apprends tous les jours à vivre avec son tabac. Avec son bagage. Avec lui. Sans gâcher la moindre seconde, le moindre détail, le moindre point, le moindre instant avec des petits rien.


Moi. Avec lui.


"Let’s start over
Let’s give love their wings"

vendredi 21 décembre 2018

Qu'es tu ?



Désir. Solitude. Regret. Pas de regret. Besoin. Manque. Pas manque. Mieux. Pire.

Il est de ces jours où rien ne va. On le sait. On le sent. Il est de ces moments où l'on remet tout en question, où l'on est plus sûr de rien. Il est de ces périodes que l'on aimerait voir finir, avant qu'elles nous finissent. 
Il y a plein de choses qui se bousculent dans ma tête sans qu'elles soient nouvelles, sans qu'elles soient toutes importantes, sans que je le veuille et surtout sans que je le comprenne. C'est cette vieille sensation, déjà connue et certainement déjà décrite qui nous dit que quelque chose ne va pas, que quelque chose ne tourne pas rond. Mais cette chose, on ne peut la voir, on ne peut la comprendre, on ne peut la toucher du doigt. On sait qu'elle est là, on le sait. On la sent. Mais on ne peut y mettre le doigt dessus. Peut - être la voit - on sans la voir. Ou peut - être ne voulons nous juste pas la voir. Mais elle ronge. Elle use. Elle fatigue.  
Il y a voix qui résonnent, des messages qui font écho. "Tu n'as personne"; des voies réelles. "Tu n'y arriveras jamais" ; des voies abstraites. "Ben alors saute"; des voies qu'on ne veut entendre. Et pourtant dans le bazar d'idées qui s'agitent, ces voies rajoutent un brouhaha assourdissant. 
Il est dur d'aller de choix en choix quand une fois sur deux on se trompe. Il est dur d'aller de l'avant quand dès qu'on marche on s'enfonce un peu plus. 

Je sèche. Je pensais que ce serait plus long. 
Espérons que cela marche encore. 
Et que tu ne sois plus là pour voir ça. 


Moi, même plus d'un an après


"Baby we've already defeated
Everything changed me"

mardi 19 décembre 2017

Je n'ai pas mis de coeur



Je me suis assis sur mon lit en pensant à tout ça. Des fois je me dis que c'est moi le problème, que je suis trop étrange, que je ne sais pas faire, que je suis trop abimé. Je me dis que je me suis trop perdu dans le nombre, que je ne sais plus trouver la qualité. Je me dis que ce que je ressens depuis des années, c'est juste le fait de savoir tout ça. Peut être que je ne sais plus aimé, peut être que je ne sais plus m'intéressé. Je n'ai pas mis un coeur depuis des mois. Peut être que je ne sais plus me satisfaire de quelqu'un, peut être que je n'ose plus faire confiance, me réserver pour quelqu'un.

Je me suis assis sur mon lit en pensant à tout ça. Et puis soudain j'ai pensé à toi.

D'abord j'ai eu de l'espoir, j'en suis capable. Après j'ai été triste. Parce que toi, je ne t'ai pas.




"Tu oublieras si c'était en Avril, en Septembre ou en Juillet, 
S'il faisait du soleil ou si la pluie tombait

Tu oublieras

Tu oublieras le soleil que mes mains, faisaient naitre dans les tiennes
Le bonheur délirant qui faisait bruler tes veines
Et ce cris vers le ciel, qui finit dans un je t'aime
Tu oublieras tout de nous, quand ton souffle sera court
Quand tes yeux seront flous, quand tu lui fera l'amour.

Tu oublieras, tu m'oublieras"

mardi 28 novembre 2017

Ce que je sais faire de mieux

"I was a king. Now I am nothing left. Guess what happen to me." 


Des fois, il m'arrive de regarder en arrière. Je crois que je ne devrais pas. Quand je regarde en arrière, je compare et quand je compare, ce n'est pas bien beau à voir. 

Il y a cinq ans, je n'écoutais personne. J'agissait comme je le voulais. J'envoyais se faire foutre les gens qui me disaient que c'était impossible et je leur montrer que ça l'était. Je ne croyais qu'en moi-même, je suis mes envies, mes intuitions, j'étais maitre des choses. Il y a 5 ans, je me suis perdu. J'ai oublié que j'étais, j'ai oublié comment je fonctionnais. J'ai cru qu'il était bon d'écouter les autres et d'être sage et raisonnable, et j'ai sombré. Je n'avais pas tout perdu. J'avais gardé cette petite pointe d'insolence pour ne pas oublier qui j'étais, mais à trop vouloir faire ce qu'on attendait de moi, j'ai fini en miettes. Alors heureusement, il y a quatre ans, je me suis reconstruis. Il y a quatre ans, j'ai à nouveau appris à dire merde. J'ai suivi mes envies, mes rêves, mes convictions et quand on me disait que j'étais fou j'ai répondu "oui, je suis vivant". J'ai redécouvert la vie. Et puis, il y a trois ans, j'avais un copain, j'avais des passions, j'avais un semblant de vie sociale, et j'arrivais quand même à faire ce que l'on attendait de moi. J'avais trouvé un semblant d'équilibre, tous les domaines s'entremêlaient et ça s'agençaient plutôt bien Je ne réussissais pas à faire aussi bien partout que par le passé, mais je réussissais à tout faire. Il y a un an, je faisais les championnats d'Europe, j'avais un copain, j'avais un projet, j'avais des rêves, j'avais des envies. 

Aujourd'hui je ne fais plus de sport, je suis seul, et rien ne me donne envie d'avancer. Aujourd'hui j'en viens à regretter la quasi-totalité des choix que je fais au quotidien et que j'ai pu faire par le passé. Aujourd'hui je n'ai plus le courage de passer deux heures par jour à me battre pour mes passions, à suer pour mes rêves, et à souffrir pour être le meilleur. Aujourd'hui, je suis tellement conditionné, que même quand j'arrive à utiliser la petite étincelle au fond de moi pour prendre ces deux heures là, tout ce à quoi je pense, c'est que je perds du temps. Aujourd'hui, je n'ai plus rien qui me motive, je n'ai plus de passion, plus de rêve, plus d'ambition. Aujourd'hui, ma vie et d'une monotonie incroyable. Les jours se ressemblent tous, s'enchaînent, sans surprise, sans rebondissement, sans rien d'exceptionnel à vivre. Alors je cherche cette petite dose de fantaisie, d'extra, quelque chose qui me fassent ressentir quelque chose à nouveau. Alors je sors, je bois. Et pendant le temps d'une nuit, je j'oublie tout ça, et j'ai l'impression d'être heureux. Ma pause du samedi soir devenu mon objectif de la semaine à atteindre, c'est tout ce que j'attends. Pouvoir ressortir pour oublier à nouveau. 

Je sais que j'ai besoin de quelque chose pour avancer, j'ai besoin d'avoir quelque chose en tête, quelque chose qui me donne envie de me lever le matin, j'ai toujours fonctionné comme ça. Et le problème, c'est que j'ai moi-même détruit tout ce qui pouvait faire l'affaire. Alors, je cherche désespérément. Je cherche désespérément ce petit moment qui me feras ressentir quelque chose. Et Il se trouve que j'ai découvert il y a quelques années que de bons moments passés sous la couette,
accompagné, pouvaient avoir un très bon effet sur le moral. Un peu comme un Doliprane lorsqu'on a mal à la tête.

Aujourd'hui tout ce que je suis bon à faire pour oublier que je m'ennuie dans ma vie, c'est coucher avec n'importe qui, n'importe comment, n'importe quand. Je m'intègre de plus en plus dans un monde que je déteste. Un monde où les personnes sont traitées comme des objets, ou tout fonctionne sur le mode de l'offre la demande, où le côté humain n'existe plus. Je passe mon temps, mes soirées, mes nuits à rencontrer des dizaines de personnes qui ne passeront pas plus d'une heure avec moi. Je deviens un connard, je me met en danger, je creuse moi-même ma tombe. Mais actuellement, «c'est ce que je fais de mieux». Comment peut-on passer de celui qui réussit presque tout à la salope de service qui ne passe pas un jour sans baiser ? Je crois en effet qu'il y a un long chemin à faire, mais en cinq ans, on peut en faire du chemin. Je pense que je suis maintenant tellement abîmé que plus rien n'a d'importance pour moi. Je crois que je suis tellement à bout de souffle, que quand je vois l'opportunité de 15 petites minutes pendant lesquelles je vais oublier, je les prends. Quelle qu'elles soient. Même si derrière, s'en suivent des heures, voire des nuits, à réfléchir, à pleurer, à se sentir sale, seul et à se dire que oui, aujourd'hui, baiser avec n'importe qui, c'est comme ça comme que l'on me voit, c'est tout ce qu'il me reste, c'est tout ce que je suis et c'est ce que je sais faire de mieux. 




          "Le moyen le plus efficace d'extraire des gens le meilleur d'eux-mêmes à moindre frais, c'est de les dresser les uns contre les autres.
           L'ECN est une violence.
          C'est un PDF qui tombe, négligemment lâchés sur Internet par un organisme qui s'est toujours plus intéressé à valoriser la médecine française qu'à améliorer la formation des étudiants. Il n'y a pas de consultation d'annonce. Il n'y a pas d'empathie, pas d'information claire loyale appropriée, pas de projets personnalisé de soins. Il y a ton nom, ta date de naissance, et un chiffre. Et c'est tout. Un chiffre qui te collera à la peau, un chiffre froid et brut qui te dit si tes projets prendront vie, ou si ils sont morts par ta main au cours de ces trois jours d'examen. Et c'est seul que l'on doit se reconstruire, une fois la tempête passée.
          Nous sommes 8120. Nous avons passé l'année de 18 ans au chevet de nos livres, l'année de nos 20 ans au chevet de nos livre, nombre d'entre nous ont passé l'année de leur 25 ans je vais de leurs livres. Nous avons été sage. Malgré tout ce que les médias aiment à déblatérer sur l'étudiant médecine, nous avons été indéfectiblement sages. nous avons rempli des kilomètres de paperasse sans être payé pour le faire. Nous avons fait nos gardes, nous sommes aller en stage lendemain. nous sommes sortis de conférences à 23 heures. Nous sommes resté debout pendant des heures à suivre des visites professorales en pensant à la BU qui se remplissait.
          Nous avons vu aux amis devenir internes. Nous les avons entendu raconter leurs 70 heures de travail hebdomadaire, nous avons trouvé ça formidable de travailler si peu. Nous les avons entendu raconter leur sortie de stage à 20h30, nous avons trouvé ça formidable de pouvoir disposer de sa soirée. Nous les avons entendu raconter qu'ils avaient astreinte une semaine sur deux et nous avons trouvé ça formidable de pouvoir avoir des week-ends de libres.
          Quand est tombé ce chiffre, j'ai fondu en larmes. Il y avait la peur bien sûr, l'angoisse de voir la spécialité que je veux me passer sous le nez. Mais il y avait quelque chose d'autre, quelque chose de lourd et d'amer. De la honte.
          Nous sommes le 8120. Nous avons passé un premier concours, nous sommes tous arrivés dans les 15% des meilleurs, nous avons tous continué à travailler, jusqu'au bout. Nous sommes des brutes de travail, et pourtant, quand tombent les résultats nous avons honte…
          Car pour que le système continue à s'auto-entretenir, il faut que ceux qui ne sont pas bien se classés continuent à croire qu'ils sont mauvais. Il faut que ceux qui ne sont pas bien classés continuent à envier les majors, qu'ils continuent à fondre en larmes, avoir honte.
          Le moyen le plus efficace d'extraire des gens le meilleur d'eux-mêmes à moindre frais c'est de les dresser les uns contre les autres.
         On ne cessera pas de parler les 10 premiers. De les bombarder de questions sur leurs méthodes de travail, leurs ambition, la couleur de leurs chaussettes. Mais voilà : il y a 8110 étudiants qui ne sont PAS dans les 10 premiers. Beaucoup d'entre d'entres eux devront reconstruire leurs projets et leur égo. Mais nous nous sommes battus quand même. Et, malgré tout ce qu'on aimerait nous faire croire, nous avons réussi quand même."

mercredi 22 novembre 2017

Navire abandonné



C'est un peu comme si le capitaine avait quitté le navire. C'est un peu comme si tout le monde avait abandonné, s'il n'y avait plus personne pour se battre. Souvent, avancer c'était un peu comme un bras de fer avec la vie. Elle me lançait des défis, avec des obstacles, avec toujours de nouveaux objectifs. On se chamaillait comme des enfants qui jouent. Des fois je gagnais, des fois je perdais, mais c'était de bonne guerre. J'ai l'impression qu'on a arrêté de jouer. J'ai l'impression que la vie est devenue folle, qu'elle a gagné une bataille, m'a mise à terre mais que cette fois ci elle continue de me mettre des coups, sans me laisser me relever pour une nouvelle partie différente, même si je dis "d'accord tu as gagné". Elle ne s'arrête pas. Elle ne respecte plus les règles, elle les a changé.

Je suis au sol, je prends des coups et ça devient tellement long que je ne me défends plus en me demandant quand ça va s'arrêter. Je reste là, sans rien faire, en attendant, sans but, sans espoir d'éclaircit. Je suis un peu comme un chien. Quand on joue avec lui en le laissant gagner en nous prenant le baton des main il continue de jouer pour essayer des remporter une nouvelle manche. Si on ne le laisse jamais gagner, il se lasse et ne joue plus, ne cherche pas à gagner la manche. J'ai arrêté de jouer. J'ai arrêté d'espérer.

Je ne demande que ça, avancer. Mais avancer vers où ? Vers quoi ? Je n'ai plus rien de stimulant, j'ai tout perdu et tout jeté. Il me reste ces doses d'adrénaline qui creusent un peu plus chaque jour le trou dans lequel je m'enfonce, et puis voilà. C'est tout.

C'est pas que je suis triste. C'est que rien ne me plait. J'attends. Un miracle je crois.

" Pauvre amour, compter les batailles qui t'ont fait mal
Plus d'amour, tous les équipages ont pris le large"

dimanche 17 septembre 2017

Out



J'ai l'impression d'être comme un monstre en cage.

Pas vraiment un monstre mais quelqu'un de dangereux, de dangereux pour moi. Quelqu'un de bien plus borderline que ce que je ne le suis actuellement. Quelqu'un avec des comportements, des réactions et des centres d'intérêts différents de ce que je feins aujourd'hui. Je sens que je suis attiré par des choses que je tais, que je me pose des question que je ne devrais pas, que je pense des choses que je ne devrais pas. Quand tout le monde me dit que je suis quelqu'un de bien, je me dis "si seulement ils savaient la vérité, s'il savaient ce que je suis, ce qu'il y a en moi". Vous auriez peur, vous fuiriez. Et vous feriez probablement bien.

Pas vraiment en cage. Ma cage c'est mon éducation, ma petite vie bien équilibrée que j'ai eu du mal à bâtir. Du sport, des études, des valeurs, des relations, des expériences. Une belle petite vie modèle qui me distrayait. Comme on dorlote un animal sauvage pour l'apprivoiser, on ma appris ce qui était bien ou mal en m'incitant à devenir quelqu'un de bien. Depuis des années, cette petite vie épanoui m'a permis de rester couché bien tranquillement dans un coin de ma cage, entre ma gamelle avec mes croquettes préférées et mon coussin douillé. Le problème c'est qu'aujourd'hui ce petit monde parfait s'écroule. Et lorsqu'une cage s'effondre, l'animal retrouve sa liberté et son instinct sauvage. Ma cage s'effondre et je découvre quelqu'un d'autre, quelqu'un que je ne pensais pas trouver. Et ça me fait peur.

Je me fais peur. J'ai peur pour moi et j'ai peur de moi.


"La journée je m'ennuie, donc le soir je m'enivre,
je raccourci ma vie pour avoir l'impression de vivre (...)
C'est le raccourci de l'âme, de l'exclu des coeurs brisés
C'ets le corps qui lâche, émotion non maitrisée"




mardi 12 septembre 2017

Qu'es tu donc ?



C'était très bien.
Ca cache quelque chose.

Ca commence par un bonjour et ça finit par des rire et des échanges. Généralement mise à part de la transpiration on échange pas grand chose. Et là il s'est passé quelque chose de différent. Quelque chose que j'avais perdu depuis longtemps, quelque chose qui fait du bien. 

Oui tu as vu ce que tu voulais voir. 
Tu en avais besoin alors tu t'es dis 
que ce que tu voulais arrivait.
Non, c'était bien, c'était beau. 
Profite. Ne te pose pas de question.
Ce n'est pas ça le problème tu le 
sais très bien. C'est juste que ce n'est pas 
comme d'habitude.

Oui en effet, c'est étrange. Il n'y a pas cette dépendance, il n'y pas pas cet état de manque, il n'y a pas ces questions que fais tu ? Où es tu ? Dis moi tout je veux tout savoir. Il n'y a pas ces projets fous et inconscients, ces prévisions farfelus qui n'ont ni queue ni tête après 2 semaines. Il n'y a pas ces mauvais choix de priorité qui te profitent, il n'y a pas ces enquêtes approfondit sur toi, pour tout savoir en quelques jour et mettre en place les dispositifs de surveillance. Non, il n'y a pas tout ça, c'est différent. 

Evidemment qu'il n'y a pas tout ça, 
ce n'est qu'un leurre, il ne t'intéresse pas
il te distrait seulement. Il te fait penser 
à autre chose. C'est ton jouet tu t'en sers 
de passe temps en attendant. 
Ce n'est pas ton genre de perdre ton temps
avec des gens qui ne t'intéressent pas. Ce n'est 
pas parce que tu n'est pas autant incontrôlable
que les autres fois que cela ne veut rien dire. 
Les choses sont peut être différente avec lui
ou bien as tu changé, toi. 

Ah, changé. Et oui, c'est sûr. Et c'est certainement la clé du problème. J'ai forcément changé, je le sais, je le sens. Mais je ne sais pas exactement encore comment. Je ne sais pas si cela m'a rendu plus prudent, plus méfiant. 

La prudence n'est pas plus mal, si 
ça se passe mal ça peut même être 
un bon point. 
La prudence ce n'est pas toi. Soit tu as
perdu ta personnalité, soit tout ça n'est 
rien du tout. Dans les deux cas tu n'as
pas envie d'en savoir plus ou d'aller
plus loin parce que c'est une mauvaise 
idée.

Je ne sais pas ce que tu es. Tu me fais du bien mais je sens que quelque chose cloche. Je ne sais pas si c'est toi, si c'est moi ou si c'est nous. Je ne sais  pas si c'est toi qui ne me correspond juste pas , si c'est toi qui n'est juste pas fait pour moi, si c'est moi qui ne suis pas prêt, qui ne veut pas autre chose  que ce que j'ai en tête, si c'est moi qui te compare à lui en sachant qu'il n'y a pas photo., ou si c'est nous qui ne collons juste pas dans nos personnalité respectives. Je sens que quelque chose ne va pas, je ne sais pas ce que c'est, je n'ai pas envie d'en parler parce que c'est bien quand même, mais je ne sais pas où on va, mais je ne pense pas qu'on pourra aller très loin, mais en tout cas pour l'instant, comme je l'ai dit, tu me fait du bien. Tu m'apaises. Mais je crois que tu me fais peur aussi. 

Tu réfléchis trop. 
Tu sais très bien que ce n'est pas comme les 
autres, tout ce que tu fais, c'est que tu te 
sers de lui pour te rassurer et te dire que 
tu peux encore plaire et que d'autres histoires
sont possibles. 
Je ne suis pas d'accord. Encore une fois, 
perdre du temps avec quelqu'un que te 
ne veux pas n'est pas ton style.
On y comprend plus rien à ton style, et
ce ne serait pas la première fois que tu 
le fais. Je pense que c'est une mauvaise 
idée, que tu vas sois te vautrer, soit tu 
vas le décevoir et devenir un connard. 
Il ne faut pas voir les choses...
Ta gueule toi.




"En fin de compte"

mardi 5 septembre 2017

Douleur. Encore.

Perfect song. 



Il y a eu la phase aiguë, les implications à courts termes. Il y a eu la douleur, l’incompréhension, les pleurs, les regrets. La douleur encore. Bien plus que d’habitude. Mais tu étais tellement plus… Souffrir plus n’est pas tellement surprenant. Je m’y attendais. Il y a les souvenirs qui font pleurer, l’absence qui fait souffrir, les regards qui en disent long et l’espoir qui a raison de nous. De la douleur. Tellement de douleur.

Puis il y a eu le moyen terme. Le carnage. Les mêmes erreurs encore et encore. L’absence de tes bras autour de moi pour me rassurer et me dire que j’en valais le coup. Il n’y avait plus ces moments innocents qui pansaient mes plaies. Il n’y a plus eu ces messages qui faisaient oublier la monotonie du quotidien, ces attentions qui laissaient entrevoir quelque chose de beau, ces sourires qui effaçaient tout. Il y a eu le calme, le silence et le désert. Désert qu’il a fallut combler pour ne pas sombrer. Il y a eu l’alcool, les soirées et les autres, tous les autres qui n’ont jamais su te remplacer, pas même le temps de quelques minutes. Il a fallu réussir à se laisser partir, accepter la déchéance sans se laisser dériver trop loin. Je savais que je ne pourrais pas m’en sortir sans ça. C’est aussi la période ou un mot, un lieu, une photo ou une chanson me faisaient penser à toi. J’avais pour habitude d’attribuer une chanson à chaque garçon ayant marqué ma vie. Une sorte de post it musical plein de nostalgie, qui me rappeler une émotion précise correspondant à chaque personne. Avec toi, toutes les chansons prennent un sens différent. C’est idiot, et pourtant, je ne peux pas écouter une chanson sans qu’un mot, une phrase ou le sens ne redirige mes pensées vers toi. Sais-tu à quel point c’est affreux de ne pas pouvoir se réfugier dans la musique. Il paraît que tomber amoureux, c’est trouver un sens à toutes les chansons d’amour. Je crois que j’étais (et que je suis) en plein dedans. Puis tout ça a changé. Un message de temps en temps pour me faire croire que je compte et que je ne suis pas si inintéressant que ça, pour me souhaiter tout le bonheur du monde. Mais le bonheur je l’avais, me le retirer pour me souhaiter de le trouver, n’est ce pas un peu risible ?
Je ne suis pas sûr d’avoir fini cette phase là. Je crois qu’elle commence à faiblir, mais il y a une superposition avec la phase trois. Pour combien de temps et dans quelles circonstances je crois que je ne suis pas capable de le dire. A vrai dire j’ai l’habitude de la phase une, j’ai déjà connu un semblant de phase deux, mais cela s’était toujours arrêter là. Aujourd’hui j’ai l’effrayante impression que c’est différent, que ça va plus loin. Que j’ai joué et que j’ai perdu. Tu m’as eu.


En phase trois il y a les conséquences à long terme. Les influences que tu auras laissées en moi pour longtemps et pour toutes mes relations futures. Aujourd’hui j’ai l’impression que tu m’as changé. Tu as modifié ma manière de voir le monde, et surtout les hommes, de les appréhender. Je n’avais jamais changé ma manière de penser, de croire ou d’agir. Je m’étais promis que les multiples échecs et déceptions n’entameraient pas mon insouciance et ne m’empêcherait jamais de plonger la tête la première quand j’en avais envie. Aujourd’hui je suis méfiant. J’ai l’impression que je ne peux plus faire confiance. J’ai l’impression sale et tellement banale que « tous les mecs sont des connards ». J’ai l’impression de n’être qu’un morceau de viande, de ne pouvoir intéresser personne. Je me dis que si je ne suis pas capable de garder quelqu’un pour qui « je suis l’une des plus belles rencontres de sa vie », je ne serais pas en mesure de garder qui que ce soit. Alors j’espère. J’espère quelqu’un. Et là j’en viens à chercher le premier qui voudra bien de moi. C’est tellement effrayant, écœurant, dégradant. Tu m’as détruit. Je suis à terre. En morceau. Et je ne pense pas pouvoir me réparer seul. Mais qui voudra bien réparer quelqu’un comme moi ? Et surtout suis – je prêt à être réparé ? Je passe à côté de mains tendues car elles ne te valent pas et que quand on a goûter à quelque chose d’aussi fantastique on ne peut plus se contenter de quelque chose de bien. Je ne sais pas comment m’en sortir. Tu es toujours affreusement douloureux mais je crois que cela s’estompe. Un peu. Mais je ne vois pas la suite. Pas avec quelqu’un d’autre. J’ai encore et toujours ce goût amer et cette envie de dire que personne ne pourra être comme toi. Je me suis toujours attaché à ne pas me laisser changer par les relations que je pouvais avoir et qui avortaient. J’en tiraient certes des leçons mais je tenais à rester le même, à toujours foncer dans le mur en sachant que j’y allais, à sauter dans le bain sans savoir nager. Je ne voulais pas avoir peur, me freiner pour au final laisser passer des choses pour les regretter ensuite. Je voulais rester fidèle à moi même, je voulais rester moi. Et là je crois que j’ai perdu. Tu m’as eu. Je suis à terre. Et j’ai l’impression que ce n’est pas moi qui me relève aussi difficilement que cela soit. Ce n’est plus vraiment moi. Tu en as pris un bout. Tu m’as eu. J’ai perdu.


"Est ce que pour une dernière fois,
tu pourrais me prendre dans tes bras,
me dire que tout vas bien, que tout ira.
On fera ce que tu voudras 
mais reste là. "

mercredi 26 juillet 2017

Douleur.



16/07/17 - 22:58
Je crois que je me suis rarement retrouver dans une telle situation. Jamais même je pense. Je pense que je n'ai jamais eu tout qui foutait autant le camp. Je crois que je n'ai jamais passé une année aussi merdique. Je pense avoir gardé mon sens d'analyse pour réussir à comprendre les causes, les conséquences, les facteurs aggravants ou bénéfiques et les évènement intercurrents. Je crois que j'arrive toujours à tout analyser et à a peu près tout comprendre, mais par contre je n'arrive pas du tout à agir.

Je n'arrive plus à trouver un semble de truc qui fonctionne bien. Le moindre petit bout qui file droit. La moindre petite chose ou je ne regarde pas 8 mois en arrière en me disant "c'était mieux avant". Souvent il y avait les vase communiquant en perpétuel yoyo selon mes priorisations. Là il y a plus rien nulle part, tout m'a échappé. C'est comme si depuis des mois j'étais dans une tempête qui m'envoyait vague sur vague, je n'ai pas le temps de reconstruire ce qui a été détruis que la vague suivante se montre et détruit toujours plus. Et au moment où je pensais la tempête finie, où je commençais tout juste à sortir la tête de l'eau, et à laisser sécher le sable pour tout reconstruire, le raz de marrée.

Et maintenant je sais plus. J'ai perdu tous mes repères, je n'arrive plus à réfléchir, je n'arrive plus à penser. Je ne sais plus ce qui est bien ou mal, ce qui est grave ou pas. Je n'arrive plus à savoir ce que je veux, ce qu'il me faut. Je ne sais même plus ce que je pense ou ce que je ressens. Je ne sais même pas si je ressens quelques chose en fait. J'ai eu mal oui. Ca c'était quelque chose d'assez rare. D'avoir autant mal, de ressentir autant la douleur. Mais maintenant c'est plus comme avant. Le néant, rien. Quelques piquent douloureuse de rappel ponctuellement mais c'est tout. Plus de larmes, plus de douleurs, pas d'énervement, pas de rancoeur. Rien. Et c'est pire. J'oscille entre rien et mal. Mais ce n'est pas un vrai mal "normal" comme j'ai pu avoir au début. C'est un mal atténué, dissimulé, presque "faux" juste parce que je devrais avoir mal donc mon corps essaye de me faire avoir mal. Comme si je n'en était pas / plus capable. "Tout ce qu'il dit passe par la zone de la parole et du langage mais pas par la zone de l'émotionnel.Il comprend intellectuellement ce qu'est l'amour la douleur, l'empathie mais il ne ressent absolument rien. Si la psychopathie peut avoir une mauvaise réputation, elle ne rend pas forcément violent. En gros ça veut dire que vous n'avez aucun sens moral, vous ne ressentez aucune émotion, vous manipulez tout votre entourage, votre sexualité est assez débridée et vous mentez de façon pathologique. Rien de tout cela ne vous est familier ?". Voilà comment je me sens maintenant. J'ai eu mal, je crois. Soit je me suis à nouveau censuré pour ne pas souffrir, soit j'ai juste cru avoirmal parce que j'ai encore mieux joué que d'habitude. Mais là j'ai l'impression de comprendre dans quel état je suis / devrais être, mais je ne crois pas que je le ressente pour de vrai, pas viscéralement comme ça devrait être le cas.

17/07/17
Je ne pense pas que ce soit dans tous les domaines, je pense que certaines choses me sont totalement hermétiques, alors que certaines autres peuvent me toucher, si je le veux. Je crois que je commençais à me laisser toucher. Et je crois que je me suis renfermé dans ma coquille. Je crois que j'aime l'idée de sentir, de ressentir et de vivre. Mais une fois que c'est le cas, ça me fait trop peur. Je me sens trop en danger. Vivre c'est dangereux. Surtout quand on est moi. J'ai peur de la vie, mais j'ai aussi et surtout peur de moi.

Je me sens comme une bouteille de gaz prête à exploser, comme un autocuiseur sous pression, une grenade prête à s'auto-détruire. Je dois surtout veiller à ne pas me laisser exploser, ça soulagerait certainement beaucoup de chose mais ça ne serait pas beau à voir. Ca ne serait bon pour personne. Je suis en même temps vider de tout sentiments que je me force peut être un peu à ne pas ressentir, et en même temps tellement en conflit intérieur que j'ai juste envie de tout lâcher de tout envoyer balader et de faire ce que je fais de mieux, abuser de tout ce qui peut m'apporter la moindre lueur de réconfort ou de bonheur, quelles qu'en soit les conséquences. Mais c'est un chemin dangereux. Je m'y suis déjà aventuré, prudemment, je le sais je le connais. Si je venais à imploser je me mettrais à courir sur ce chemin sans regarder autour ni derrière, sans penser à l'endroit où je vais. J'irais toujours plus loin, et quand je voudrai faire demi tour, je serais déjà trop loin, je me serais perdu et ne pourrai plus jamais faire marche arrière. J'ai besoin d'y aller, de chercher les limites, il faut juste espéré que je saurais les voir quand j'y serais et que je ne continuerai pas d'avancer quand même.

Le temps passe trop vite, je réfléchis trop et n'écris pas assez, tant pis, je finirai plus tard.

19/07/17
Non je ne suis pas quelqu'un de bien. Je mens, je triche, je souhaite du mal. Des gens m'énervent, d'autres, c'est juste que je n'arrive pas à les aimer.Je suis impatient, narcissique, égocentrique, rancunier et insolent. Je manipule je calcule, je suis un stratège. Rien n'est jamais laissé au hasard, quand je fais quelque chose c'est réfléchi, c'est fait avec soin. Si je fais mine de laisser échapper quelques chose, sachez bien que c'est faux. Sachez que c'est précisément le moment où je voulais le dire, vous en informer, ou laisser sortir l'information. Parce que ce que je ne veux pas partager cela ne sors pas, jamais. Les choses les plus sombres restent tapies au fond de moi, sans que personne ne viennent jamais les tripoter. J'en prends soin. Cela doit rester secret et ne pas entacher l'image que je m'applique à donner. La grande majorité de mes émotions ou réactions sont jouées ou feintes. J'ai l'impression que tout est faux chez moi, je suis un mensonge sur pied, une imposture. Je mens tellement que je me mens à moi aussi, je n'arrive plus à distinguer le vrai du faux, et je ne sais plus ce qui est réel ou le fruit de ma folie. Je vole, je feins, je manipule, je calcule, j'agis par intérêt et toujours avec minutie. Je suis un maniaque du contrôle je ne laisse rien échapper, je tiens à ce que tout se passe pour le mieux. Je suis incapable de ressentir l'empathie. D'ailleurs je ne ressens rien de manière générale. De temps à autre le semblant d'une émotions semble pénétrer ma imperméable mais je m'empresse de la chasser et de colmater la brèche. Je m'applique à ne rien ressentir, je me vide moi même, je fais de moi cet être mauvais que tant de gens semblent pourtant souvent admirer. Le subterfuge est bon. Je deviens bon dans l'art de l'illusion et de la manipulation. Je suis dépendant aussi. Et apparement violent depuis peu. Alors comment peut - sérieusement me dire que je suis quelqu'un de bien ? Et si tout cela n'était qu'un juste retour des choses ? Une justice dans l'univers faisant que ce qui m'arrive n'est que ce que je mérite. Que plus je me forcerais à ne rien ressentir, plus le destin frappera fort pour me rappeler ce que c'est que de souffrir ? Et si je ne pouvais m'en prendre qu'à moi même ? si je n'avais plus qu'à m dire que c'est ma faute, que je suis trop mauvais pour être heureux ou pour changer et que je n'avais plus qu'à baisser les bras et à capituler ? Je me rends, je suis fatigué.

Oui je suis fatigué de tout ça, fatigué de ne plus pouvoir compter sur rien, de détruire tout ce que j'ai tout ce que je touche. Fatigué de tout saccager sans pouvoir me dire que je n'y suis pour rien. Si j'y suis pour quelque chose, biensûr, dans tout, tout le monde le sais. Je détruis tout et après je me plains, je suis vraiment pitoyable. Je cours après le bonheur et quand j'obtiens quelque chose de beau je l'embrase jusqu'à ce qu'il ne reste que des cendres. Je détruis l'équilibre que j'ai mis tant d'année à maintenir, je détruis les relations une après l'autres, après les avoir tant espéré et après avoir vu toute la richesse qu'elles m'apportaient, je me détruis moi même, ainsi que mes valeurs, mon libre arbitre, ma dignité et mon amour propre.

Pas fini... Mais tant pis

"You're giving me a million reasons to let you go
You're giving me a million reasons to quit the show
I bow down to pray
I try to make the words seems better
Lord, show me the way
To cut through all this worn out leather
I've got a hundred million reasons to walk away
But baby I just need one good one to stay
Tell me that you'll be that good one
Good one"