jeudi 9 avril 2015

Et pourtant il y avait tant à dire …



Je n'ai pas voulu écrire depuis quelques temps. Je dis vouloir car oui c'était un choix. J'avais envie d'être heureux et pour moi l'absence d'article est une sorte de reflet de mon état psychologique général. Réaction stupide. Auto persuasion. Je suis heureux. Je vais bien. Mais ce n'est pas pour autant que  je n'ai rien à dire. Mauvais choix, encore une fois. J'ai voulu ne rien dire pour me persuader qu'il n'y avait rien à dire. Et pourtant...

Il est  impossible de rattraper tout le temps perdu mais je crois que j'ai besoin de trouver quelques choses pour me vider la tête. Et je me suis souvenu qu'il fut un temps, écrire ici marchait plutôt bien. Alors quitte à passer pour un mec qui se plaint, autant que ça soit utile.

Depuis deux jours, j'ai l'impression que quelque chose a changé. Si je devais l'imager je me comparerais à l'escargot que l'on touche. Tu m'as touché (ou je me suis touché tout seul plus tôt) et je suis en train de me réfugier dans ma coquille. J'ai l'impression de faire faux-pas sur faux-pas. Je n'arrive jamais à agir comme il le faudrait, comme tu l'attends. Et plus j'essaie plus j'échoue. J'ai l'impression d'en être arrivé au point où j'ai peur de parler, peur de faire quoi que ce soit de peur d'empirer la situation. Je m'enferme dans ma coquille et j'ai peur d'agir.

On n'a pas besoin de ça. Alors demain, soit je suis honnête et j'empire la situation en laissant paraître que quelque chose cloche, soit je nous mens à tous les deux en faisant à contre cœur comme si tout était normal. Je crois que c'est un des dilemmes qui me dégoûte le plus de toute ma vie.

J'ai peur et je sais plus quoi faire pour bien faire.

Moi

"Tell me something, I need to know
Then take my breath and never let it go
If you just let me invade your space
I'll take the pleasure, take away the pain
And if in the moment I bite my lips
Baby, in that you'll know this is 
Something bigger than us and beyond bliss
Give me a reason to believe it. "