mercredi 20 février 2013

Moitié de cerveau (de mon côté)


Cette année prend de nombreux virages plus inattendus les uns que les autres.
Je réorganise mes projets, et in consciemment je me réveille un jour réalisant ce que je suis en train de faire.
Parler de poursuivre, de choisir finalement une voie plus longue mais certainement bien plus intéressante c'est bien. Mais Las Végas dans tout ça ?
J'ai l'impression de finalement grandir. Et j'ai horreur de cette sensation. J'ai l'impression de rentrer dans le moule, de finalement lâcher tout ce qui faisait briller mes yeux il n'y pas un ans, tout ce qui m'a fait avancer et qui à fait de moi ce que je suis. Quand j'ai ouvert les yeux, je me suis demandé quelle place je réservais à ce rêve de carrière. C'est simple, il n'en a pas. Il n'a plus de place.
Est - ce donc fini ? Ca y est ? C'est arrivé ? Je vivrais donc mes derniers instants (même s'il reste quelques années tout au plus) en l'air ? Ce n'est pas vraiment ce que j'appelle vivre un rêve.
La "carrière de secours", ou usuelle si vous préférez (bien que...) a toujours était envisagée. Mais à aucun moment elle n'occupait la première place.
Aujourd'hui je me rends compte que je l'ai oublié. Ne croyez pas que c'était volontaire. Bien au contraire. Je trouve ça désolant. Et c'est le coeur gros que tous les soirs depuis quelques semaines je ne peut m'empêcher de me dire que quelque chose à changé en moi. Que je ne suis plus le même. J'ai l'impression que j'ai laissé une partie de moi dans le passé.
Quand j'y pense. Du sang, des os brisés et des morts, cela ne me ressemble absolument pas. Ce n'est certainement pas ma place. Alors pourquoi cela m'attire ? Pourquoi l'endroit où je me vois le plus heureux et épanoui est - il passé dans la case des rêves déchus sans même que je m'en rende compte ? Je n'arrive pas (ou plus) à faire la part des choses entre ces deux univers. Celui qui me plait s'évanouit et un autre complètement étranger et différent de ce que je connais de ma personnalité apparaît. Il présente au moins l'avantage de repousser l'ultimatum du travail que je n'arrive pas à envisager. Rester jeune 12 ans de plus, illusion certes, mais c'est la seule chose que l'on peut obtenir...
Des projets opposés, cette sensation affreuse de grandir, d'évoluer vers le commun des mortels à mesure que l'espoir et nos rêvent s'amenuisent, les habituelles questions du que faire ? où est ma place ?... Comment peut - on vivre en restant sain d'esprit au milieu de tout ça ?
Je viens de relire. C'était plus clair dans mon esprit. Je tiens à insister sur le fait que je n'ai pas abandonné mes projets de rejoindre l'école de l'excellence du monde accro-artistique (c'est l'anatomie qui déteint sur moi je suis désolé), j'ai juste l'impression que cette vie là c'est éloignée, sans que je ne puisse rien y faire. Comme quand on se réveille un matin et que l'on s'en veut d'y avoir cru si fort.
Je pense donc m'en arrêter là pour aujourd'hui. Je ne sais pas si je me suis fait comprendre, en tout cas tout cela ne m'a pas éclairé.

Moi

"J'ai peur d'avoir rêvé de carrière et d'avoir échouer,
d'avoir à regarder en arrière et de me dire mais qu'ai - je fais ?"